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« 1940 – 45
: Un combat pour la Liberté »
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Régine Beer
Je suis née le 5 novembre
1920 à Amsterdam, d’un père juif hollandais
et d’une mère belge. A l’âge de 11 mois
je suis arrivée à Anvers.
Lorsque la guerre a éclaté, je me suis inscrite en
tant que juive sur la liste établie par les allemands, ce
qui m’a valu d’être arrêtée le 3
septembre 1943 par la Gestapo, pendant une nuit de rafle à
Anvers. Nous avons été envoyées à Malines,
où je suis restée le temps que mon cas soit examiné.
J’avais précisé aux allemands que je n’étais
juive que du côté de mon père.
(suite)
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Josette
Biertho
Je suis née le 30 avril
1925 à Hermée.
J’ai été élevée dans un esprit
fort patriotique, avec une famille qui travaillait dans l’enseignement.
Nous avons formé avec 2 amies une association patriotique
estudiantine à l’athénée de Herstal.
A la maison communale de Heure le Romain où nous habitions,
je suis tombé sur des documents ignorés de mes parents,
abandonnés par l’armée belge. Un lieutenant
est venu un jour les récupérer et je lui ai dit que
je les avais lus et cachés. (suite)
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Victor
Bollen
Je suis né le 20 mai
1916 à Montegnée, dans un coin de la maison où
j’ai toujours habité. Nous étions une famille
de cinq enfants.
L’école ne me plaisait pas beaucoup. A 14 ans j’ai
commencé à travailler. Ensuite je suis devenu menuisier.
La guerre a débuté pour moi avec la mobilisation,
environ 9 mois avant le début des combats. J’avais
déjà effectué mon service militaire et puis
j’ai été rappelé. J’avais du mal
à supporter le fait de ne pas être « libre »
et de ne pas pouvoir gagner ma vie à ce moment là.
(suite)
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Emile Boucher
Je suis né le 9 septembre 1920 à
Quaregnon.
Mon père était mineur, ma mère était
femme de ménage.
Avant le 10 mai 1940, j’étais tout sauf militariste,
je détestais les armes. L’envahissement du pays a
changé la donne.
Lorsque j’ai vu tomber 2 bombes non loin de moi, je me suis
rendu compte que je n’avais pas été touché.
Un déclic incroyable s’est opéré en
moi. Par la suite, plus jamais je n’ai eu de crainte, car
je sentais que je ne serais pas tué. Cela m’a permis
d’effectuer des missions risquées sans éprouver
la peur. (suite)
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André
Charon
Je suis né à
Liège le premier juillet 1921.
J’ai été élevé dans un milieu
enseignant. Très tôt j’ai été mis
au contact avec la réalité du monde du travail en
vivant près de l’entrée d’un charbonnage,
ce qui m’a permis d’être rapidement au fait de
l’histoire sociale et politique de l’époque.
Etudiant, je faisais partie de la ligue antifasciste, ce qui m’a
amené lors de la guerre d’Espagne à aider le
secours rouge international à faire passer des gens qui voulaient
aller se battre avec les brigades internationales, et essayer d’avoir
de l’argent pour les enfants républicains. (suite)
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Léopold
Claessens
Je suis né le 23 juin 1924 à
Burcht dans la province d’Anvers.
Fin de l’année 1939, j’ai commencé à
travailler dans une usine comme employé « garçon
de course ».
Dès que la guerre a commencé, je me suis senti ennemi
des allemands.
Dans l’usine, nous avons dû fabriquer des plaques
en aluminium pour les avions Messerschmitt. Nous recevions des
timbres de rationnement en double quantité, à retirer
une fois par mois à la Feldkommandantur à Anvers.
(suite)
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Georges
De Bleser
Je suis né le 5 novembre 1911, à
Ixelles.
Ayant des souvenirs de la première guerre, lorsque les allemands
sont arrivés en 1940, je ne les aimais pas beaucoup. Les
premières semaines tout le monde a été surpris
de la rapidité de la victoire allemande.
On a commencé à se ressaisir avec la bataille d’Angleterre,
vrai déclenchement de la résistance. D’abord
la presse clandestine, la résistance civile (les gens recherchés
par la Gestapo étaient cachés) et puis lorsque les
mouvements se sont organisés, il y a eu les renseignements
militaires et la résistance armée. (suite)
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Jean Désert
Je suis né le 2 septembre 1917 à
Rendeux.
Lorsque la guerre a éclaté, j’étais
sursitaire à l’Université de Louvain, ce qui
m’a permis de ne pas être incorporé à
l’armée belge, ni de participer aux 18 jours.
Cela dit, j’ai réellement combattu pendant toute
la guerre.
Dès fin 1940, je me suis trouvé en Suisse en contact
avec un service de contre-espionnage. J’ai travaillé
avec eux pendant un an et demi. Par la suite, je suis rentré
en Belgique, et j’ai été pris en charge par
les partisans,(suite)
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Max
De Vries
Je suis né à Wellen le 08 janvier
1914 avant le début de la première guerre mondiale.
Max est mon nom « de guerre ».
A l’âge de 20 ans, je suis devenu étudiant ouvrier,
c'est-à-dire surveillant, au pensionnat de l’Athénée
de Louvain pendant 2 ans, ce qui me permettait de payer et poursuivre
mes études à l’université.
En 1936, année des grandes grèves, auxquelles on doit
la sécurité sociale et les congés payés,
j’avais des relations clandestines avec les organisateurs
de la grève de Louvain, j’étais solidaire avec
eux A cette époque, organiser une grève était
quasiment illégal,(suite)
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Jean
d’Otreppe
Je suis né le 16 février
1920, à Liège.
Lorsque la guerre a commencé, je suis parti le 11 mai 1940
en France, pour m’engager dans l’aviation belge. Après
avoir beaucoup cherché, j’ai fini par rejoindre l’armée
à Caen, mais l’entraînement qui devait se dérouler
au Maroc n’a jamais eu lieu. Je suis alors descendu vers
le sud.
Nous avons acheté des vélos pour finalement aboutir
en Bretagne et remonter vers la Belgique.
Un de mes frères qui avait participé aux 18 jours,
a proposé le 12 juillet 1940 de former un groupe de résistants.
(suite)
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Nadine
Dumont
Je suis née le 5 septembre 1922 à
Uccle.
Dès 1940, avec ma famille nous étions révoltés
contre l’envahisseur et avons voulu agir. J’ai commencé
par distribuer des tracts et des journaux clandestins.
Mon père s’est mis en quête de partenaires pour
fonder un service de renseignements. De mon côté, je
lui servais de « courrier », à Bruxelles, Gand,
Bruges. Et puis nous avons appris qu’il y avait des aviateurs
et des soldats anglais cachés, et nous avons cherché
un moyen de les faire rapatrier. (suite)
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Adrien
Fache
Je suis né le 24 décembre
1920 à Mouscron.
En 1940, j’ai fait mon service militaire dans une compagnie
école. J’ai participé à la campagne
des 18 jours où j’ai perdu 13 amis dans le bombardement
d’un train près de Gand. Nous avons ensuite été
acheminés vers Dunkerque avec comme mission de surveiller
le matériel de la compagnie école de Tournai. Tous
les soirs, on assistait à la grande furie des bombardements
allemands. (suite)
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